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Les orchidées, genre par genre

Plus de 25 000 espèces sauvages, plus de 100 000 hybrides enregistrés, et pourtant une dizaine de genres suffit pour s’y retrouver. Voici la carte, avant d’ouvrir les fiches.

  • Mis à jour le 21 octobre 2026
  • 4 min de lecture
  • Par la rédaction

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Un retraité examine un Cattleya mauve dans sa petite serre, entre un Phalaenopsis blanc, un Oncidium jaune et un sabot de Vénus
Les orchidées, genre par genrePhoto d’illustration
48 pages dans cette rubrique

Les orchidées : tout parcourir

Phalaenopsis, Cattleya, Dendrobium, Vanda, sabot de Vénus : chaque genre, ses besoins et ses caprices.

L’essentiel
  • Le nom qui compte pour l’entretien, c’est le genre : Phalaenopsis, Cattleya, Dendrobium, Oncidium...
  • La plupart des orchidées vendues en jardinerie sont des hybrides, pas des espèces sauvages.
  • Trois questions trient tous les genres : quelle lumière, quelle fraîcheur la nuit, faut-il un repos ?
  • Pour débuter en appartement, le Phalaenopsis reste le genre le plus tolérant.
  • Les orchidées sauvages de France sont souvent protégées : on les photographie, on ne les cueille pas.

Le Phalaenopsis du rayon fleurs, avec ses hampes arquées et ses fleurs plates comme des ailes de papillon, n’est qu’une porte d’entrée. Derrière lui se cache l’une des plus grandes familles de plantes à fleurs : des orchidées accrochées aux branches des forêts humides, d’autres posées sur des rochers, d’autres encore enracinées dans nos prairies calcaires.

Rassurez-vous, inutile de retenir des milliers de noms d’orchidées. Une dizaine de genres couvre l’essentiel de ce que l’on trouve en vente, et chacun obéit à quelques règles simples. Cette page vous donne la carte pour comparer les types d’orchidées ; les fiches de la rubrique entrent ensuite dans le détail.

01Genre, espèce, hybride : lire les noms d’orchidées

Trois niveaux de noms se mélangent sur les étiquettes.

  • Le genre, avec une majuscule : Phalaenopsis, Cattleya, Dendrobium. C’est lui qui dicte l’entretien.
  • L’espèce, en minuscule après le genre : Dendrobium nobile. Elle désigne une plante qui existe à l’état sauvage.
  • L’hybride, issu d’un croisement, parfois entre plusieurs genres comme les Cambria. C’est le cas de la plupart des orchidées vendues en France.

Si l’étiquette indique seulement « Phalaenopsis mix », retenez le genre et suivez sa fiche. Notre page pour lire l’étiquette d’une orchidée décode les abréviations, et celle sur les hybrides d’orchidées explique pourquoi deux plantes du même nom fleurissent parfois différemment.

02Les grands types d’orchidées en un tableau

Plutôt que de classer les variétés d’orchidées par beauté, classons-les par ce qu’elles demandent. Les températures sont des repères pour une culture en intérieur.

GenreLumièreTempératuresNiveauÀ retenir
PhalaenopsisVive, sans soleil direct18 à 25 °C le jour, nuits de 16 à 20 °C, jamais sous 15 °CDébutantFleurit deux à quatre mois
Oncidium, CambriaVive, voilée15 à 25 °CDébutant à intermédiaireRacines fines, n’aime pas sécher longtemps
CattleyaTrès vive, un peu de soleil doux18 à 28 °C, nuits de 13 à 16 °CIntermédiaireGrandes fleurs souvent parfumées
Dendrobium nobileTrès viveNuits de 5 à 12 °C pendant le repos d’automne et d’hiverIntermédiairePas de fleurs sans repos frais et sec
PaphiopedilumModérée15 à 25 °CIntermédiaireSubstrat toujours légèrement humide
CymbidiumForte, dehors l’étéNuits de 10 à 14 °C à l’automneIntermédiaireCraint le gel, pas la fraîcheur
VandaTrès forte20 à 30 °CConfirméHumidité de 60 à 80 %, racines nues
Masdevallia, DraculaModérée12 à 22 °CConfirméLa chaleur et l’air sec leur sont fatals

03Deux façons de pousser : monopodiales et sympodiales

Une orchidée monopodiale pousse à partir d’un seul cœur, vers le haut, feuille après feuille : Phalaenopsis, Vanda. Une orchidée sympodiale avance de côté, avec une nouvelle pousse à chaque saison, souvent renflée en pseudobulbe, une tige gonflée qui stocke l’eau et les réserves : Cattleya, Oncidium, Dendrobium, Cymbidium.

Un pseudobulbe dodu signale des réserves, un pseudobulbe ridé une soif ancienne ou des racines qui ne boivent plus. Voir notre page sur les orchidées monopodiales et sympodiales.

04Les genres pour commencer

Le Phalaenopsis supporte la chaleur d’un appartement, se contente d’une fenêtre à l’est et vous prévient quand il a soif : dans un pot transparent, ses racines passent du vert au gris argenté. Viennent ensuite les Oncidium à petites fleurs, dont certains sentent la vanille, et les Cambria, à condition de leur éviter les étés au-dessus de 28 °C. Côté feuillage, la Ludisia, dite orchidée bijou, se cultive presque comme une plante verte. D’autres pistes dans notre sélection des orchidées les plus faciles.

Pour repérer une plante saine, comparez quelques Phalaenopsis en pot transparent : racines fermes, feuilles rigides, plusieurs boutons encore fermés.

05Les genres qui demandent un peu plus

Le Cattleya, aux grandes fleurs parfumées, réclame bien plus de lumière qu’un Phalaenopsis : une fenêtre au sud derrière un voilage léger. Chez les Dendrobium, l’étiquette compte : le nobile, à cannes, exige un repos frais et sec en hiver, alors que les types phalaenopsis veulent de la chaleur toute l’année.

Le sabot de Vénus, ou Paphiopedilum, vit à lumière modérée et n’a pas de pseudobulbe : son substrat ne doit jamais sécher complètement. Le Cymbidium, grande orchidée des balcons, passe l’été dehors et a besoin de nuits fraîches à l’automne pour fleurir, mais le gel le tue.

06Collection, jardin et nature

La Vanda, cultivée racines nues dans un panier, veut une lumière et une humidité qu’un salon offre rarement en hiver : c’est une plante de véranda. Masdevallia et Dracula, la fameuse « tête de singe », viennent de forêts de montagne fraîches et brumeuses et dépérissent au-dessus de 25 °C.

Au jardin, Bletilla et Cypripedium supportent nos hivers, Calanthe et Pleione à condition d’être protégés des grands froids, chacun avec ses exigences de sol et de drainage : voir le guide des orchidées de jardin. Et au printemps, les orchidées sauvages de France, Ophrys et Orchis en tête, fleurissent sur les talus et dans les prairies sèches.

Attention. De nombreuses orchidées sauvages sont protégées en France, et le commerce international des orchidées est encadré par la CITES. On les photographie, on ne les cueille pas et on ne les déterre jamais : la plupart vivent associées à des champignons du sol et meurent une fois transplantées.

07Les pièges quand on cherche une variété

  • Les noms commerciaux. « Orchidée papillon » désigne aussi bien le Phalaenopsis que le Psychopsis, aux besoins différents. Fiez-vous au nom latin du genre.
  • Les couleurs impossibles. Un Phalaenopsis bleu électrique est teinté : il refleurira dans sa couleur d’origine, souvent blanche.
  • Les plantes sans étiquette. Un seul cœur et de larges feuilles : probablement un Phalaenopsis ; des pseudobulbes : un genre sympodial. Un livre d’identification des orchidées aide à affiner.
  • Les espèces de collection bradées. Une espèce rare vendue au prix d’un hybride courant pose la question de son origine.

Le conseil d’Alysson. Notez le genre de chaque plante sur une étiquette glissée dans le pot le jour de l’achat. Dans deux ans, au rempotage, vous saurez encore si c’est un Oncidium ou un Cambria.

FAQQuestions fréquentes

Combien existe-t-il d’espèces d’orchidées ?

Les botanistes recensent plus de 25 000 espèces d’orchidées sauvages, ce qui en fait l’une des plus grandes familles de plantes à fleurs. S’y ajoutent plus de 100 000 hybrides enregistrés, créés par les horticulteurs depuis le XIXe siècle. Pour l’amateur, une dizaine de genres suffit pourtant : Phalaenopsis, Cattleya, Dendrobium, Oncidium, Paphiopedilum, Cymbidium et Vanda couvrent l’essentiel des plantes en vente.

Quelle est l’orchidée la plus facile à entretenir ?

Le Phalaenopsis reste la plus tolérante en appartement : il aime les mêmes températures que nous, se contente d’une fenêtre lumineuse sans soleil direct et d’un bain tous les 7 à 10 jours environ. Viennent ensuite les mini Phalaenopsis, certains Oncidium à petites fleurs et la Ludisia, cultivée pour son feuillage. Les Vanda, Masdevallia et Dracula sont à réserver aux cultivateurs équipés.

Comment savoir quel type d’orchidée j’ai ?

Commencez par l’étiquette, même froissée : le premier mot latin est le genre. Sans étiquette, observez la plante. Un seul cœur avec de larges feuilles partant de la base évoque un Phalaenopsis. Des tiges renflées, les pseudobulbes, indiquent un genre sympodial comme Oncidium ou Cattleya. De hautes cannes feuillées font penser à un Dendrobium, et une fleur en forme de poche à un sabot de Vénus.

Quelle est la différence entre une orchidée et un Phalaenopsis ?

Le mot orchidée désigne toute une famille de plantes, les Orchidacées, qui compte des centaines de genres. Le Phalaenopsis n’est que l’un d’eux, devenu si courant qu’on l’appelle souvent simplement « orchidée ». Tous les Phalaenopsis sont donc des orchidées, mais un Cattleya, une Vanda ou un sabot de Vénus en sont aussi, avec des besoins de culture bien différents.

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